Bouna : protection et préservation du parc national de la Comoé
Le ministre Abou Bamba félicite les agents de l'OIPR Zone Nord-Est
Créé en 1926 et érigé en espace parc de la région Nord, ensuite classé réserve de faune de Bouna en 1942, puis classé en 1968 parc national de la Comoé, ce massif est devenu au fil du temps la fierté et la richesse de la région du Bounkani. La beauté dudit site, d'une superficie de 1 148 756 ha pour 11 500 km², avec près de 545 km de limite périmétrale, près de 460 000 habitants dans la périphérie immédiate et près de 620 000 habitants dans sa partie ouest, a même valu à la communauté internationale de le classer réserve de biosphère de l'UNESCO en 1983 et patrimoine mondial, parce que tout ce qu'il y a comme valeurs intrinsèques, richesses fauniques, flore et habitats ont été reconnus et transcendent toutes les générations.Après 100 ans d'existence et bien préservé, le parc national de la Comoé a reçu la visite du ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, dans le cadre de la politique de préservation de l'environnement ivoirien et de lutte contre l'orpaillage illégal. Objectif de cette visite à Bouna, le vendredi 16 octobre dernier : s'imprégner de l'état des lieux.Émerveillé par la qualité du travail accompli par les agents de l'Office Ivoirien des Parcs et Réserves de la direction Nord-Est dans sa conservation et sa protection contre l'orpaillage illégal, les feux de brousse incontrôlés et le braconnage, il a tenu à leur rendre hommage.« Le parc national de la Comoé est un fleuron de notre patrimoine. C'est une flore et une faune exceptionnelles parce qu'il fournit au monde entier des services et des bénéfices écosystémiques. C'est un vivier en matière de biodiversité, c'est un puits de carbone, il régule le climat de notre pays et permet l'agriculture, l'élevage et d'autres activités socio-économiques. C'est le 3e plus grand parc national en Afrique, donc c'est un potentiel touristique. Je vous félicite pour le travail que vous accomplissez chaque jour dans la protection de ce parc », s'est-il réjoui.Il a aussi exhorté les uns et les autres à faire en sorte que ce parc soit un modèle économique dans lequel il devient autosuffisant en générant des ressources financières pour une exploitation rationnelle au bénéfice des populations.Notons que pour une meilleure protection et préservation du parc national de la Comoé, 30 agents de l'Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR) à Bouna ont bénéficié d'une formation de six mois dans le cadre du renforcement des compétences opérationnelles, en vue de leur permettre de mieux faire face aux menaces qui pèsent sur ce patrimoine. À l'issue de cette formation, des diplômes de fin de formation leur ont été remis par le ministre Abou Bamba, non sans les encourager à redoubler d'efforts dans l'exercice de leurs missions.
